Cette décision vise à faire appliquer une loi adoptée en 2014, restée largement inappliquée pendant plus d’une décennie. Malgré ce texte, les sachets plastiques continuent d’être utilisés massivement dans les commerces de la capitale, contribuant à une pollution persistante et à de nombreux problèmes environnementaux.
Un délai de six mois pour se conformer
Les responsables des supermarchés de Niamey ont été réunis cette semaine par les autorités afin de prendre connaissance des nouvelles dispositions. Ils disposent d’un délai de six mois pour remplacer les sachets plastiques non biodégradables par des alternatives plus respectueuses de l’environnement.
À partir du début de l’année prochaine, les stocks existants devront être totalement écoulés ou détruits. La production, l’importation, la commercialisation, l’utilisation ainsi que le stockage de ces sachets seront désormais interdits.
Les commerçants devront privilégier des solutions de substitution telles que les sacs biodégradables, les emballages en papier, les paniers ou encore les contenants réutilisables.
Une mesure saluée par les défenseurs des consommateurs
L’Association de défense des droits des consommateurs (ADDC-Wadata) accueille favorablement cette initiative. L’organisation rappelle que les sachets plastiques représentent un véritable fléau environnemental dans la capitale.
Transportés par le vent, ces déchets envahissent les rues, obstruent les réseaux d’évacuation des eaux pluviales et augmentent les risques d’inondation. Ils constituent également une menace pour les animaux, qui peuvent les ingérer ou s’y retrouver piégés.
Pour les défenseurs de l’environnement, l’application effective de la loi de 2014 constitue une avancée majeure vers une meilleure gestion des déchets et un cadre de vie plus sain pour les habitants de Niamey.
Des sanctions prévues pour les contrevenants
L’arrêté municipal s’accompagne d’un dispositif répressif destiné à garantir son application. Conformément à la législation nigérienne, les personnes impliquées dans la production ou l’importation de sachets plastiques non biodégradables encourent une peine de six mois à un an d’emprisonnement.
L’utilisation de ces sachets dans un cadre professionnel pourra être sanctionnée par une peine de trois à six mois de prison, tandis que les particuliers s’exposeront à une amende de 100 francs CFA par sachet utilisé.
À travers cette mesure, les autorités de Niamey affichent leur volonté de réduire durablement la pollution plastique et de promouvoir des pratiques de consommation plus respectueuses de l’environnement, dans un contexte où la gestion des déchets demeure un défi majeur pour les grandes villes africaines
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