L’Iran a réaffirmé, mardi 23 juin, sa volonté de conserver le contrôle du détroit d’Ormuz, l’un des passages maritimes les plus stratégiques au monde pour le transport du pétrole et du gaz.
Cette déclaration intervient au lendemain du premier cycle de négociations entre les États-Unis et l’Iran, organisé en Suisse dans le cadre des efforts visant à mettre un terme à la guerre qui secoue le Moyen-Orient. Malgré une ouverture marquée par des tensions et des menaces réciproques, les discussions ont débouché sur des signaux jugés encourageants par les deux parties.
Le vice-président américain, J.D. Vance, a estimé que les pourparlers avaient permis d’établir « des bases solides pour un accord final ». Washington a également évoqué un assouplissement des sanctions visant le pétrole iranien, une mesure perçue comme un geste d’ouverture envers Téhéran.
Un enjeu stratégique mondial
De son côté, le chef des négociateurs iraniens, Mohammad Bagher Ghalibaf, a indiqué que la situation dans le détroit d’Ormuz ne reviendrait pas à celle qui prévalait avant le conflit. Selon lui, cette route maritime continuera d’être « administrée » par l’Iran.
Situé entre le golfe Persique et le golfe d’Oman, le détroit d’Ormuz constitue un point de passage crucial pour une part importante des exportations mondiales d’hydrocarbures. Toute évolution de son statut est donc suivie de près par les marchés énergétiques et les grandes puissances.
Alors que les négociations doivent se poursuivre dans les prochaines semaines, la question du contrôle de cette voie maritime demeure l’un des dossiers les plus sensibles des discussions entre Washington et Téhéran.
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