Le Ghana pourrait bientôt récupérer une part importante de son patrimoine historique. Les autorités ghanéennes ont annoncé que l’Allemagne et les Pays-Bas prévoient de restituer près de 2 000 objets culturels emportés durant l’époque coloniale.
L’annonce a été faite dans le cadre de la Conférence sur la justice réparatrice, organisée à Accra du 17 au 19 juin. Selon le ministre ghanéen des Affaires étrangères, Samuel Okudzeto Ablakwa, les ambassadeurs allemand et néerlandais ont remis au président John Dramani Mahama un catalogue recensant les artefacts concernés.
Si les autorités n’ont pas encore dévoilé la nature exacte des œuvres, elles soulignent toutes leur importance historique, culturelle et identitaire pour le Ghana. Cette restitution s’inscrit dans un mouvement international de retour des biens culturels africains conservés depuis des décennies dans des musées et collections occidentales.
Le Danemark présente ses excuses
La conférence a également été marquée par un autre geste symbolique fort. Le ministre danois des Affaires étrangères, Lars Løkke Rasmussen, a présenté des excuses officielles pour le rôle joué par son pays dans la traite transatlantique des esclaves.
Le Danemark a par ailleurs annoncé son engagement en faveur de la préservation de plusieurs sites patrimoniaux ghanéens, notamment des forts et châteaux ayant servi durant la période de la traite négrière.
Pour les autorités ghanéennes, ces initiatives constituent des avancées significatives dans la reconnaissance des injustices historiques et dans l’accélération du processus de restitution du patrimoine culturel africain.
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