Arrivé dans la matinée au Palais de justice de Paris, Nicolas Sarkozy doit répondre aux questions des juges pour ce qui pourrait être sa dernière prise de parole à la barre dans ce procès en appel.
Au cœur des débats : deux attestations récentes transmises par Claude Guéant aux magistrats. Ces documents viennent fragiliser la ligne de défense de l’ancien chef de l’État, en apportant des éléments jugés sensibles sur les relations avec les autorités libyennes de l’époque.
Claude Guéant absent, mais au centre des débats
Affaibli par des problèmes de santé, Claude Guéant n’a pas fait le déplacement à l’audience. Son avocat, Philippe Bouchez El Ghozi, a toutefois indiqué sur France Inter que son client avait été profondément affecté par les récentes déclarations de Nicolas Sarkozy.
Selon lui, les propos de l’ancien président ont eu un impact moral important. Début avril, Nicolas Sarkozy avait en effet évoqué une possible « imprudence » de son ancien bras droit, notamment lors de contacts avec des responsables libyens.
Parmi eux figure Abdallah Senoussi, condamné à la prison à perpétuité pour son implication dans l’attentat de 1989 contre le DC-10 de la compagnie UTA, qui avait fait 170 victimes.
Un procès clé pour l’ancien président
Ce procès en appel sur le financement libyen constitue un enjeu judiciaire majeur pour Nicolas Sarkozy. L’affaire porte sur des soupçons de financement illégal de sa campagne présidentielle de 2007, dans laquelle il avait accédé à l’Élysée.
Alors que les débats se poursuivent, cette nouvelle journée d’audience pourrait s’avérer déterminante pour la suite de la procédure et pour la crédibilité de la défense de l’ancien président.
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