Le président ghanéen, John Dramani Mahama, souhaite inscrire cette initiative dans un cadre mémoriel et symbolique. Selon Patrick Mboyo, professeur de droit public en République démocratique du Congo, reconnaître officiellement la traite négrière aurait « une portée politique et symbolique considérable », rappelant que « le génocide n’est pas plus important qu’un crime contre l’humanité ».
Pour que la résolution soit adoptée, le Ghana doit convaincre un grand nombre d’États membres de l’ONU. Le pays a déjà obtenu le soutien du Brésil et contacté plusieurs États de la Caricom, dont les populations sont directement héritières de cette tragédie historique.
L’historien Oumarou Moussa souligne le rôle central du Ghana dans la traite transatlantique, à la fois comme zone de capture et de transit, mais aussi comme société profondément marquée par cette période. Les consultations diplomatiques se multiplient pour bâtir une coalition solide afin d’obtenir la majorité nécessaire lors du vote.
Si la résolution est adoptée, elle constituera un acte symbolique fort sur la scène internationale. Sur la question des réparations financières, Patrick Mboyo estime qu’aucune somme ne pourrait compenser plus de quatre siècles de souffrance et de déshumanisation.
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