Le drame s’est produit dans la sous-préfecture de Guéréda, située dans la province du Wadi Fira. Selon les autorités locales, la dispute a rapidement dégénéré en affrontements meurtriers.
« Le conflit a éclaté suite à une dispute autour d’un puits entre deux familles vivant sur ce territoire », a expliqué Brahim Issa Galmaye, délégué du gouvernement auprès de la province du Wadi Fira.
Face à l’ampleur de la situation, plusieurs ministres, des responsables administratifs locaux ainsi que le chef d’état-major des armées ont été dépêchés sur place.
Dans une intervention à la télévision publique, le vice-Premier ministre chargé de l’Administration du territoire et de la Décentralisation, Limane Mahamat, a assuré que « la situation est maîtrisée et reste sous contrôle ».
L’est du Tchad demeure régulièrement le théâtre de tensions entre cultivateurs autochtones sédentaires et éleveurs nomades arabes. Ces affrontements sont souvent liés à l’accès aux terres, au bétail et aux ressources en eau.
La proximité avec le Soudan, plongé dans une guerre civile depuis avril 2023, accentue également l’instabilité dans cette zone stratégique. Ce conflit a provoqué le déplacement de millions de personnes, dont près d’un million ont trouvé refuge au Tchad, selon l’ONU.
Évoquant ces violences, le vice-Premier ministre a estimé qu’elles « résultent d’un contexte », en référence au conflit soudanais. Il a affirmé que les autorités feront tout pour éviter une propagation de cette crise sur le territoire tchadien.
Ce n’est pas la première fois qu’un conflit autour de l’eau tourne au drame dans le pays. En novembre dernier, au moins 33 personnes avaient déjà été tuées dans des affrontements similaires dans la province de Hadjer-Lamis.
Selon l’ONG International Crisis Group, les conflits agro-pastoraux ont fait plus d’un millier de morts et environ 2 000 blessés au Tchad entre 2021 et 2024.
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