Une ligne dure face aux demandes de réparations
Dans le viseur du parti, plusieurs États, notamment le Kenya, Haïti, la Barbade, les Bahamas ou encore le Guyana. Ces pays ont récemment réclamé des réparations pour les préjudices historiques liés à la traite négrière et à la colonisation.
Reform UK rejette ces revendications. Son porte-parole, Zia Yusuf, estime que ces demandes occultent le rôle du Royaume-Uni dans l’abolition de l’esclavage. « Un nombre croissant de pays réclament des réparations à la Grande-Bretagne », affirme-t-il, regrettant que soient ignorés « les énormes sacrifices » consentis à l’époque.
« Trop, c’est trop »
Le parti met également en avant les efforts déjà fournis par Londres. Selon ses responsables, des millions de visas ont été accordés à des ressortissants de ces pays au fil des années, accompagnés d’importantes aides financières.
« Trop, c’est trop », tranche Zia Yusuf, dénonçant une pression jugée excessive sur le Royaume-Uni.
Un contexte international sous tension
Cette position intervient dans un contexte marqué par une montée des revendications à l’échelle internationale. Fin mars, une résolution de l’ONU a relancé le débat en appelant à des réparations pour les « torts historiques » liés à l’esclavage, qualifié de « crime le plus grave contre l’humanité ».
Le leader de Reform UK, Nigel Farage, a vivement critiqué cette initiative, estimant que l’organisation « n’a aucune légitimité » pour imposer de telles mesures.
Si elle venait à être appliquée, cette politique pourrait tendre les relations entre le Royaume-Uni et plusieurs pays africains et caribéens, tout en ravivant le débat sur la mémoire coloniale et les responsabilités historiques.
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