Selon des sources locales, au moins quatre villages situés sur l’axe Mambasa-Komanda ont été attaqués en l’espace de 48 heures. L’offensive a débuté dans le village de Babungwe, dans le territoire de Mambasa, provoquant un mouvement de panique et des déplacements massifs de population.
Le bilan exact reste difficile à établir, mais plusieurs dizaines, voire plusieurs centaines de civils auraient été enlevés par les assaillants.
Des enlèvements massifs et des pillages signalés
D’après des acteurs de la société civile, les combattants des ADF ont procédé à des pillages systématiques avant de capturer des habitants. Ces derniers auraient été contraints de transporter les biens volés vers des zones forestières reculées.
Ces témoignages font état d’une stratégie récurrente du groupe armé, combinant violence, enlèvements et exploitation forcée des populations locales.
Une réponse militaire en cours
Face à cette escalade, les forces armées congolaises ont lancé des opérations dans la région. Le porte-parole de l’armée en Ituri a indiqué qu’environ une centaine d’otages avaient déjà été libérés.
Cependant, la situation demeure instable et les opérations se poursuivent pour tenter de sécuriser les zones affectées.
Une insécurité persistante en Ituri
Ces attaques s’inscrivent dans une dynamique de violences répétées dans la province. Au cours des dernières semaines, plusieurs incursions des ADF ont été recensées, notamment dans le territoire de Mambasa.
Début mars, des attaques contre des sites miniers avaient déjà fait au moins 17 morts, illustrant la vulnérabilité persistante de cette région riche en ressources naturelles mais fragilisée par les conflits armés.
Un défi sécuritaire majeur pour la RDC
La multiplication des attaques des ADF souligne les défis sécuritaires auxquels fait face la RDC dans sa partie orientale. Malgré les opérations militaires en cours, la protection des civils reste un enjeu central pour les autorités.
Afrique
Europ et Moyen-Orient
Amériques
Asie




