L’attaque a visé la communauté de Fesken Rafi, située dans la localité d’Arewa. D’après les autorités locales, le bilan provisoire fait état de plus de vingt morts. Bien que les faits se soient produits il y a plusieurs jours, l’information n’a été rendue publique qu’après la transmission d’un rapport des services de sécurité aux Nations unies.
Cette nouvelle offensive intervient quelques mois après d’importantes opérations militaires menées dans la région. En décembre dernier, des frappes aériennes avaient infligé de lourdes pertes aux combattants du groupe, réduisant temporairement leurs capacités d’action.
Une menace persistante dans la zone frontalière
Installé dans les zones forestières situées entre le Nigeria et le Niger, le groupe Lakurawa est régulièrement accusé de vols de bétail, d’extorsions et d’attaques contre les populations civiles. Le mois dernier, ses éléments avaient déjà été pointés du doigt dans une attaque ayant coûté la vie à sept soldats nigériens le long de la frontière commune.
Plusieurs spécialistes de la sécurité estiment que Lakurawa entretiendrait des liens avec des groupes jihadistes opérant dans le Sahel, notamment ceux affiliés à l’État islamique. Une situation qui complique davantage les efforts des forces de sécurité dans cette région déjà confrontée à une insécurité grandissante.
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