Créée à la suite de la révision constitutionnelle de novembre dernier, cette nouvelle chambre du Parlement compte 25 membres. Son règlement intérieur, récemment validé par la Cour constitutionnelle, prévoit que le président du Sénat soit choisi parmi les membres de droit de l’institution.
Une dizaine de personnalités sont ainsi éligibles à cette fonction. Interrogé sur l’identité du futur président, le porte-parole du gouvernement, Wilfrid Léandre Houngbédji, s’est montré prudent, se contentant d’affirmer que « l’un des dix peut être élu ».
Le bureau du Sénat sera composé d’un président, d’un vice-président et d’un rapporteur. Les deux premières fonctions sont réservées aux membres de droit, notamment les anciens chefs d’État et les anciens présidents d’institutions.
Parmi eux figurent les anciens présidents Nicéphore Soglo, Boni Yayi et le chef de l’État sortant, Patrice Talon. La présence de ce dernier alimente de nombreuses spéculations sur une éventuelle candidature à la présidence du Sénat, certains observateurs estimant qu’il pourrait ainsi poursuivre son influence sur la scène politique après la fin de son mandat.
En avril dernier, Patrice Talon avait toutefois évité de confirmer une telle intention. À une question sur le sujet, il avait simplement déclaré que « peu importe celui qui va le diriger, pourvu qu’il ait un bon esprit ».
L’élection de ce jeudi est particulièrement attendue, tant pour l’identité de son futur président que pour le rôle que jouera cette nouvelle institution dans l’équilibre des pouvoirs au Bénin au cours des cinq prochaines années.
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