Cette mobilisation, portée par plusieurs organisations de la société civile, intervient dans un contexte d’insécurité persistante marqué par des enlèvements de masse devenus récurrents dans plusieurs régions nigérianes. Les groupes armés ciblent régulièrement les écoles, espérant obtenir d’importantes rançons en échange de la libération de leurs otages.
Parmi les manifestants, la militante Arije Christy Alao a exprimé son exaspération face à l’inaction des autorités. Selon elle, les populations vivent dans une peur constante tandis que les enfants continuent de payer le prix fort de cette crise sécuritaire.
« Trop, c’est trop. Les enlèvements et les assassinats se multiplient. Nos enfants sont tués ou emmenés sous nos yeux. Nous refusons de vivre comme des réfugiés dans notre propre pays », a-t-elle déclaré lors du rassemblement.
L’activiste et ancien candidat à la présidentielle, Omoyele Sowore, figure de proue du mouvement citoyen Take It Back, a également pris part à la manifestation. Critique de longue date de la gestion de l’insécurité par les autorités, il a dénoncé ce qu’il considère comme un manque d’efficacité des forces de sécurité.
« Les soldats qui devraient être sur le terrain à la recherche des enfants enlevés sont mobilisés pour protéger les responsables politiques. Nous demandons des actions concrètes et une véritable responsabilité des institutions chargées de la sécurité », a-t-il affirmé.
La mobilisation fait suite à une série de kidnappings survenus le 15 mai dernier. Selon les autorités locales, au moins 46 élèves et membres du personnel scolaire ont été enlevés dans l’État d’Oyo. Le même jour, environ 42 autres personnes ont été kidnappées dans le nord-est du pays, notamment dans l’État de Borno.
Malgré les efforts annoncés par le gouvernement pour lutter contre les groupes criminels, les enlèvements d’écoliers demeurent l’un des principaux défis sécuritaires du Nigeria. Les organisations de défense des droits humains appellent les autorités à renforcer la protection des établissements scolaires et à accélérer les opérations de recherche afin de garantir le retour des personnes retenues en captivité.
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