D’après les autorités, des hommes armés ont ouvert le feu sans distinction sur les habitants, provoquant un lourd bilan parmi les civils. L’attaque a par la suite été revendiquée via un message diffusé sur l’application Telegram, sans qu’il soit immédiatement possible de déterminer la faction exacte impliquée. Dans cette région, la branche État islamique en Afrique de l’Ouest reste particulièrement active, aux côtés d’autres groupes armés liés à la même mouvance.
Le gouverneur de l’État d’Adamawa, Ahmadu Umaru Fintiri, s’est rendu sur les lieux le lendemain des faits. Il a condamné une attaque qu’il a qualifiée de tragique et inacceptable, promettant un renforcement des dispositifs sécuritaires dans la zone concernée.
Cet événement s’inscrit dans un contexte de violences persistantes dans le nord du Nigéria, où une insurrection armée dure depuis plus de vingt ans. Entre groupes jihadistes, bandes criminelles et tensions communautaires, les populations rurales restent particulièrement exposées.
Dans le même temps, un autre incident a été signalé dans l’État de Kogi, au centre du pays. Un groupe armé a attaqué un orphelinat et enlevé 23 élèves. Quinze d’entre eux ont été retrouvés, tandis que huit restent portés disparus. Aucune revendication n’a été enregistrée à ce stade, dans une région où les enlèvements contre rançon se multiplient.
Face à cette insécurité chronique, les autorités nigérianes affirment poursuivre leurs opérations militaires avec l’appui de partenaires internationaux, notamment les États-Unis…
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