L’attaque s’est produite dans la nuit du 3 août. D’après les habitants, les assaillants, circulant à moto, ont d’abord pris pour cible une position militaire située à la périphérie du village.
Une base militaire prise pour cible
Les hommes armés se seraient emparés d’armes avant d’incendier un véhicule de patrouille appartenant à l’armée nigériane. Après cette offensive, ils ont poursuivi leur progression en direction de Kasuwar Daji, où ils ont lancé un raid contre les habitations.
Selon plusieurs témoins, les assaillants ont parcouru le village en s’introduisant dans les maisons pour capturer des habitants.
Plus d’une centaine de personnes enlevées
Un habitant, Shehu Abdullahi, affirme que plus de 100 personnes avaient initialement été enlevées au cours de l’attaque. Une partie des captifs aurait toutefois été relâchée par la suite, ramenant le nombre de personnes toujours retenues à au moins 52.
Un autre résident, Ahmad Usman, a confirmé que les assaillants allaient de domicile en domicile pour emmener leurs victimes, semant la panique parmi la population.
Une insécurité persistante dans le nord-ouest
L’État de Zamfara demeure l’un des principaux foyers d’insécurité au Nigeria. Depuis plusieurs années, des groupes armés y multiplient les attaques contre les villages, les enlèvements contre rançon et les assauts contre les forces de sécurité.
Malgré les opérations militaires engagées par les autorités, ces groupes continuent de démontrer leur capacité à mener des attaques coordonnées, y compris contre des installations militaires, avant de s’en prendre aux populations civiles.
Les autorités nigérianes n’ont pas encore communiqué de bilan officiel au moment de la publication, tandis que les recherches se poursuivent pour retrouver les personnes enlevées et identifier les auteurs de cette nouvelle attaque.
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