Une prime record contre le chef du JNIM
Dans un communiqué diffusé à la télévision nationale le 4 juin, le ministère malien de la Sécurité a indiqué offrir une importante récompense financière à toute personne fournissant des renseignements jugés fiables et exploitables sur plusieurs responsables recherchés pour leur implication présumée dans des actes terroristes.
Figure centrale de l’insurrection jihadiste au Sahel, Iyad Ag Ghaly dirige le JNIM depuis sa création en 2017.
Ancien chef rebelle touareg et ex-diplomate, il fait l’objet de sanctions internationales et est visé par un mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité.
D’autres responsables également recherchés
La campagne ne se limite pas à Iyad Ag Ghaly. Les autorités maliennes ont également annoncé des récompenses visant plusieurs autres figures armées, dont Amadou Kouffa, autre dirigeant influent du JNIM, ainsi que Alghabass Ag Intalla et Bilal Ag Cherif, responsables du Front de libération de l’Azawad (FLA).
Selon Bamako, ces individus sont activement recherchés pour leur rôle présumé dans la planification et l’exécution d’attaques ayant porté atteinte à la sécurité nationale.
Une réponse aux récentes attaques
Cette décision intervient dans un contexte sécuritaire particulièrement tendu. Fin avril, des attaques coordonnées menées par des combattants du JNIM et du FLA avaient visé plusieurs positions stratégiques de l’armée malienne dans différentes régions du pays.
Ces offensives, qualifiées de « samedi noir » par plusieurs observateurs, ont marqué une nouvelle escalade dans la crise sécuritaire qui secoue le Mali depuis plus d’une décennie.
À travers cette initiative, les autorités maliennes espèrent renforcer la traque des principaux chefs jihadistes et rebelles, alors que les défis sécuritaires demeurent au cœur des préoccupations du pays.
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