Une évaluation attendue par le Gafi
En 2023, le Gafi avait reconnu des progrès « notables » réalisés par le Luxembourg, notamment avec la création du registre des bénéficiaires effectifs. Cependant, l’organisation avait également relevé plusieurs insuffisances.
Parmi elles figurent le manque de personnel dans les services judiciaires et policiers, des délais de poursuites jugés trop longs, ainsi qu’une surveillance encore insuffisante de certains secteurs non financiers.
Des limites encore visibles dans certains secteurs
Le rapport pointait aussi une faiblesse dans le contrôle des professions non financières et des prestataires de services liés aux actifs virtuels. Dans ces domaines, les déclarations d’opérations suspectes restent peu nombreuses, souvent en raison d’une méconnaissance des obligations légales.
Le Gafi avait également souligné une application inégale des dispositifs de contrôle et une efficacité limitée des sanctions, principalement de nature pénale et donc jugées trop lentes.
Une réponse politique et institutionnelle renforcée
Depuis ces observations, le Luxembourg a engagé une série de réformes pour renforcer son dispositif. Le ministère de la Justice indique qu’une stratégie nationale couvrant la période 2025-2026 a été adoptée, accompagnée d’une mise à jour des évaluations des risques de blanchiment.
Un portail national dédié à la lutte contre le blanchiment et le financement du terrorisme a également été lancé en mai afin de centraliser les informations et améliorer la sensibilisation des acteurs publics et privés.
Un important chantier législatif en cours
Plusieurs projets de loi sont actuellement en discussion. Ils visent notamment à renforcer la lutte contre les avoirs d’origine illicite, à améliorer la coordination entre les autorités judiciaires et financières, ainsi qu’à encadrer plus strictement certains secteurs sensibles comme les jeux de hasard.
D’autres textes prévoient également de faciliter la gestion et la confiscation des biens saisis, ainsi que de moderniser les mécanismes de coopération entre les différentes institutions concernées.
Une échéance décisive en 2026
Le Luxembourg devra présenter un rapport complet au Gafi d’ici la fin de l’année 2026. Cette étape sera déterminante pour évaluer l’efficacité réelle des réformes engagées.
En attendant, les autorités poursuivent leurs efforts afin de consolider la réputation du pays en matière de lutte contre la criminalité financière et de répondre aux exigences internationales.
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