Lancé en avril 2025 à l’initiative du ministère de l’Égalité des genres et de la Diversité, en partenariat avec plusieurs institutions gouvernementales, le CNVV est opéré par la Croix-Rouge luxembourgeoise. Sa mission : offrir un accueil d’urgence et une prise en charge globale aux victimes de violences, quel que soit leur profil.
Au cours de sa première année d’activité, le centre a accompagné près de 400 victimes, confrontées à des violences physiques, sexuelles ou psychologiques. Des chiffres qui illustrent l’ampleur des besoins et la nécessité d’un dispositif centralisé.
« Le CNVV permet aux victimes de franchir une première étape dans un cadre sécurisé », souligne Ashanti Berrend, chargée de direction du centre.
Le dispositif repose sur une approche multidisciplinaire, combinant un accompagnement psychosocial, médical, juridique et, si nécessaire, policier. Grâce à un réseau de partenaires, les victimes bénéficient d’une orientation rapide et adaptée à leur situation.
Depuis le 1er mai 2026, le centre fonctionne désormais en continu. Cette évolution a été rendue possible grâce au renforcement des équipes, composées notamment de travailleurs sociaux, de psychologues et de personnels de santé.
Autre avancée notable : la mise en place d’une ligne d’écoute nationale accessible 24h/24, destinée aux victimes mais aussi à leur entourage. Les équipes ont été formées par SOS Détresse afin d’assurer une prise en charge professionnelle et bienveillante des appels.
Par ailleurs, en collaboration avec le ministère de la Justice, des consultations juridiques gratuites sont désormais proposées chaque semaine au sein du centre, renforçant l’accès au droit pour les victimes.
Lors de la conférence de presse, la ministre Yuriko Backes a salué une « étape décisive » dans la politique de soutien aux victimes, réaffirmant la volonté du gouvernement de développer davantage cette structure.
Même tonalité du côté de Martine Deprez, ministre de la Santé, qui met en avant une meilleure coordination des services, notamment avec les structures hospitalières. La ministre de la Justice, Elisabeth Margue, insiste quant à elle sur le renforcement de l’accompagnement juridique, y compris face aux nouvelles formes de violences comme la cyberviolence.
Enfin, le ministre de l’Intérieur Léon Gloden rappelle l’engagement des forces de l’ordre, formées pour apporter un soutien adapté aux victimes.
Avec ces nouvelles mesures, le Luxembourg renforce son dispositif national de lutte contre les violences et envoie un message clair : aucune victime ne doit rester seule face à ces situations.
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