Le gouvernement du Liban a annoncé une journée de deuil national prévue ce jeudi 9 avril, au lendemain de frappes israéliennes d’une ampleur exceptionnelle sur son territoire.
Ces bombardements, menés mercredi 8 avril par armée israélienne, sont présentés comme la « plus grande frappe coordonnée » visant le mouvement chiite Hezbollah, allié de l’Iran. L’opération s’est déroulée sans avertissement préalable à la population civile.
Selon le ministère libanais de la Santé, le bilan est particulièrement lourd : au moins 182 personnes ont été tuées et près de 890 autres blessées, faisant de cette offensive l’une des plus meurtrières de ces derniers mois dans le pays.
Ce regain de violence intervient malgré un accord de cessez-le-feu de deux semaines conclu entre Washington et Téhéran, entré en vigueur mardi 7 avril, en échange notamment de la réouverture du stratégique détroit d’Ormuz.
Toutefois, Israël a clairement indiqué que cette trêve ne concernait pas le Liban et ne marquait « pas la fin de la campagne contre l’Iran », laissant craindre une escalade durable dans la région.
Dans la capitale Beyrouth, l’annonce du deuil national traduit l’ampleur du choc et la gravité de la situation sécuritaire, alors que la communauté internationale redoute un embrasement plus large au Moyen-Orient.
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