La décision a été annoncée en fin de journée, accompagnée de mesures immédiates, notamment le blocage des prix à la pompe et la limitation des quantités distribuées sur le territoire.
Dans un communiqué, les autorités évoquent des dysfonctionnements dans l’approvisionnement en énergie à l’échelle nationale, une situation qui affecte déjà le fonctionnement de plusieurs secteurs.
Cette crise intervient dans un contexte marqué par les tensions au Moyen-Orient, notamment autour du détroit d’Ormuz, un point stratégique pour le transport du pétrole. Madagascar dépend en grande partie des importations en provenance d’Oman, situé à proximité de cette zone.
Le gouvernement a pris cette mesure à l’issue d’une réunion consacrée à l’évaluation des impacts sur la vie quotidienne, l’économie et les services publics. Il souligne également des risques liés à la sécurité, à la stabilité et à l’ordre public.
Selon les autorités, l’état d’urgence énergétique doit permettre de renforcer la capacité d’intervention de l’État, d’assurer la continuité des services essentiels et de limiter les effets de la crise sur les populations.
Toutefois, la situation reste mesurée. Le principal fournisseur de Madagascar est basé à Sohar, au sud du détroit d’Ormuz, ce qui réduit l’exposition directe à un blocage de cette voie maritime. Pour l’heure, seuls des retards de livraison de quelques jours ont été observés.
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