Près de 150 personnes sont concernées par cette vaste opération sanitaire coordonnée par les autorités espagnoles et l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). Selon les autorités, l’évacuation doit se poursuivre jusqu’à lundi.
Le MV Hondius est arrivé vers 05h00 GMT dans le port de Granadilla de Abona après plusieurs jours de tension autour de son accostage aux Canaries.
Vers 06h30 GMT, des équipes médicales du ministère espagnol de la Santé sont montées à bord afin d’effectuer des examens sanitaires sur les occupants du navire. La ministre espagnole de la Santé, Mónica García, a précisé que l’ensemble des personnes examinées étaient asymptomatiques au moment du contrôle.
Les passagers sont transférés par petits groupes de cinq personnes via des embarcations pneumatiques avant d’être conduits directement à l’aéroport de Tenerife-Sud. Des vols spéciaux de rapatriement ont été organisés vers plusieurs pays, notamment l’Espagne, les Pays-Bas, le Canada, la Turquie, la France, le Royaume-Uni, l’Irlande, les États-Unis et l’Australie.
Les 14 ressortissants espagnols concernés doivent être placés en quarantaine dans un hôpital militaire à Madrid.
Une surveillance sanitaire de 42 jours imposée
Selon l’OMS, tous les passagers du navire, parti le 1er avril d’Ushuaïa, sont considérés comme des « contacts à haut risque ». Ils devront donc faire l’objet d’un suivi médical durant 42 jours, correspondant à la période maximale d’incubation identifiée pour cette souche virale.
Les autorités espagnoles assurent qu’aucun contact ne sera établi entre les occupants du navire et la population locale. Une zone maritime d’exclusion temporaire a notamment été instaurée autour du bateau lors de son arrivée à Tenerife.
Une partie de l’équipage restera toutefois à bord du navire, qui poursuivra ensuite sa route vers les Pays-Bas, pays où il est immatriculé par la compagnie Oceanwide Expeditions.
L’hantavirus Andes inquiète les experts
Les autorités sanitaires internationales restent particulièrement attentives à cette crise en raison de la souche détectée à bord : l’hantavirus Andes. Contrairement à la majorité des hantavirus, généralement transmis à l’homme par des rongeurs infectés via leur urine, leurs excréments ou leur salive, cette variante rare peut également se transmettre d’homme à homme.
Les experts sanitaires soulignent que cette caractéristique accroît le risque de propagation, même si l’OMS insiste sur le fait que la situation actuelle n’est pas comparable à celle du Covid-19 en 2020.
Ces derniers jours, plusieurs pays ont lancé des opérations de traçage afin d’identifier les cas contacts et limiter toute éventuelle chaîne de contamination.
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