La décision a été officialisée par l’Observatoire national de la communication (ONC) à travers un communiqué diffusé sur la chaîne publique Télé-Sahel.
France 24, RFI et AFP visés par la suspension
Parmi les médias concernés figurent France 24, Radio France Internationale, Agence France-Presse, TV5 Monde, TF1 Info, Jeune Afrique, Mediapart, ainsi que France Afrique Media et LSI Africa.
Selon les autorités, cette mesure s’applique à tous les canaux de diffusion : bouquets satellitaires, réseaux câblés, plateformes numériques, sites internet et applications mobiles.
La junte évoque des menaces contre l’ordre public
Dans son communiqué, l’ONC accuse les médias suspendus de diffuser des contenus « susceptibles de mettre gravement en danger l’ordre public, l’unité nationale, la cohésion sociale et la stabilité des institutions de la République ».
Depuis l’arrivée au pouvoir du général Abdourahamane Tchiani à la suite du coup d’État de juillet 2023, les relations entre le pouvoir militaire nigérien et plusieurs médias internationaux se sont fortement dégradées.
Les autorités reprochent régulièrement à certains organes de presse étrangers une couverture jugée partiale des questions sécuritaires et politiques au Sahel, notamment sur la lutte contre les groupes djihadistes, la gouvernance militaire et la situation des droits humains.
Un nouveau durcissement du paysage médiatique au Sahel
Cette décision s’inscrit dans un contexte de tensions persistantes entre plusieurs régimes militaires sahéliens et les médias occidentaux. Ces dernières années, des restrictions similaires ont été observées dans d’autres pays dirigés par des juntes militaires en Afrique de l’Ouest.
La suspension de ces médias pourrait relancer les inquiétudes des organisations de défense de la liberté de la presse concernant l’accès à l’information et le pluralisme médiatique dans la région.
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