Plus de 200 pompiers, appuyés par des camions-citernes et 21 avions bombardiers d’eau, sont mobilisés dans les secteurs de Kandili et d’Agia Skepi afin de contenir l’avancée du feu. Les autorités ont également déployé des engins de chantier pour créer des pare-feu et protéger les zones habitées.
La catastrophe a été aggravée par un accident aérien survenu dimanche. Deux membres d’un équipage d’hélicoptère de lutte contre les incendies, un pilote grec et un collègue danois, ont perdu la vie après une collision en vol avec un second appareil. Les deux occupants de ce dernier, un Grec et un Britannique, ont survécu. Une enquête est en cours pour déterminer les circonstances de cet accident.
Selon le vice-ministre grec chargé de la Crise climatique, Kostas Katsafados, les vents soutenus ont considérablement compliqué les opérations aériennes, empêchant notamment les avions bombardiers d’eau de s’approvisionner en eau de mer dans des conditions de sécurité suffisantes.
Les autorités enquêtent également sur l’origine de l’incendie. Les premiers éléments de l’enquête indiquent que le sinistre pourrait avoir été provoqué par des étincelles provenant d’une ligne électrique privée alimentant un parc éolien. Deux ressortissants grecs, un ingénieur électricien et un entrepreneur, ont été arrêtés et sont poursuivis pour incendie criminel aggravé.
La Grèce, comme plusieurs pays européens, est confrontée cet été à une série d’incendies favorisés par des températures élevées, des vents forts et un déficit de précipitations. Les scientifiques estiment que ces phénomènes extrêmes sont amplifiés par le changement climatique.
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