La mesure s’appuie sur l’ordonnance n°0011/PR/2026, signée le 26 février 2026 par le président Brice Oligui Nguema. Ce texte fixe désormais la majorité numérique à 16 ans et interdit la création de comptes sur des plateformes comme Facebook, TikTok ou Instagram pour les mineurs, sauf dans un cadre éducatif strictement encadré.
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Le gouvernement justifie cette décision par la nécessité de mieux protéger les jeunes face aux dérives observées en ligne. Les autorités évoquent notamment la montée du cyberharcèlement, la diffusion de contenus jugés inappropriés, ainsi que les risques liés à l’exploitation des données personnelles des mineurs. Elles pointent également la propagation de fausses informations ayant contribué à des tensions sociales avant la suspension des réseaux en février.
Cette interdiction intervient après la levée progressive du « black-out » numérique imposé depuis le 17 février 2026 par la Haute Autorité de la Communication. Si l’accès aux plateformes est désormais rétabli pour une partie de la population, il s’accompagne de nouvelles exigences. Les réseaux sociaux sont appelés à renforcer les mécanismes de vérification d’âge afin de se conformer à la législation en vigueur.
Dans le pays, la mesure suscite des réactions contrastées. Certains parents y voient une décision nécessaire pour encadrer l’usage du numérique chez les plus jeunes. D’autres acteurs, notamment dans le secteur du digital, expriment des inquiétudes. Créateurs de contenu et petites entreprises redoutent un impact sur leurs activités, dans un environnement où les réseaux sociaux représentent un outil essentiel de communication et de revenus.
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