Au pouvoir depuis 1999, le chef de l’État âgé de 78 ans a pu se représenter à la suite d’une réforme constitutionnelle adoptée en 2025, supprimant la limite d’âge pour les candidats à la magistrature suprême. Cette décision s’ajoute à une précédente révision intervenue en 2010, qui avait déjà levé la limitation du nombre de mandats présidentiels.
Un scrutin organisé sur fond de forte continuité politique
Le vote se déroule sur l’ensemble du territoire national sous la supervision de la Commission électorale nationale indépendante. Selon les données disponibles, le système électoral djiboutien reste structuré autour d’un scrutin majoritaire, dans un contexte de compétition politique limitée.
Deux candidats sont officiellement en lice : le président sortant Ismaïl Omar Guelleh et le candidat de l’opposition Mohamed Farah Samatar.
Un paysage politique dominé par le pouvoir en place
Le parti présidentiel et ses alliances conservent une position dominante au sein des institutions. Plusieurs analyses internationales soulignent une opposition fragmentée, régulièrement affaiblie par des boycotts et des marges d’action restreintes. Dans ce contexte, le scrutin est largement perçu comme une confirmation de la continuité politique plutôt que comme une réelle alternance.
Une importance stratégique régionale
Djibouti occupe une position géographique clé à l’entrée de la mer Rouge, ce qui lui confère un rôle stratégique majeur dans les échanges maritimes internationaux. Le pays accueille également plusieurs bases militaires étrangères, renforçant son poids diplomatique et sécuritaire.
Enjeux économiques et sociaux persistants
Au-delà de l’élection, les défis socio-économiques restent importants, notamment le chômage des jeunes, le coût de la vie et les perspectives de diversification économique. Ces enjeux constituent des préoccupations majeures dans un pays où la stabilité politique est souvent mise en avant comme priorité nationale.
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