Selon le gouverneur du Cauca, Octavio Guzmán, le bilan provisoire fait état de 14 morts et plus de 38 blessés. Des témoins rapportent une déflagration d’une extrême violence, projetant véhicules et passagers à plusieurs mètres. Les secours étaient toujours mobilisés pour retrouver d’éventuelles victimes disparues, dans un contexte compliqué par des échanges de tirs signalés à proximité.
Des images diffusées par des agences de presse montrent des scènes de désolation : véhicules calcinés, cratères béants sur la chaussée et habitants sous le choc dans cette zone rurale du sud-ouest colombien.
Les dissidences des Farc pointées du doigt
Les autorités colombiennes attribuent cette attaque à une faction dissidente des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc), qui a refusé de signer l’accord de paix de 2016. Le président sortant Gustavo Petro a fermement condamné l’attentat, qualifiant ses auteurs de « terroristes » et de « narcotrafiquants ».
Le chef de l’État a directement accusé Iván Mordisco, leader de cette dissidence armée, régulièrement comparé au narcotrafiquant Pablo Escobar. Une récompense d’environ un million de dollars est offerte pour toute information permettant sa capture.
Renforcement du dispositif sécuritaire
Face à cette recrudescence de violences, le ministre de la Défense Pedro Sánchez a annoncé un renforcement immédiat des forces militaires et policières dans la région du Cauca. Les autorités cherchent à reprendre le contrôle de zones largement dominées par des groupes armés impliqués dans le narcotrafic.
Cette attaque survient au lendemain d’un autre attentat contre une base militaire à Cali, troisième ville du pays, qui a fait au moins un mort. Elle s’inscrit dans une série d’actions violentes touchant les départements du Cauca et de la Vallée du Cauca, bastions des dissidents des Farc.
Un climat explosif à l’approche de la présidentielle
Depuis plusieurs mois, la Colombie connaît une recrudescence des violences, rappelant les heures les plus sombres du conflit armé interne. En 2025, une vague d’attentats avait déjà frappé les forces de sécurité et les civils.
À l’approche de l’élection présidentielle du 31 mai, la question de la sécurité s’impose comme un enjeu central. Le climat politique reste marqué par l’assassinat du candidat de droite Miguel Uribe, tué lors d’un meeting en juin 2025.
Afrique
Europ et Moyen-Orient
Amériques
Asie



