Le dirigeant sénégalais décrit un environnement défavorable bien avant le coup d’envoi. Il évoque notamment les conditions d’hébergement de la délégation. « Ce sont des hôtels 3, 4 étoiles, avec des lits de 1,70 mètre alors que certains de nos joueurs dépassent cette taille. Nous n’avons pas accepté. Ils ont donné pour prétexte que le Nigeria avait accepté, alors que les Super Eagles nous avaient décrit les conditions inacceptables de l’hôtel. Pendant ce temps les joueurs marocains vivaient dans des hôtels 5 étoiles », affirme-t-il.
Il met également en cause la désignation du corps arbitral. Selon lui, les trois arbitres de la rencontre, tous originaires de la République démocratique du Congo, avaient déjà officié lors du match d’ouverture. « En gros, ils étaient préparés pour faire gagner le Maroc, du début à la fin. Ils savent que nous avions eus des antécédents avec les congolais depuis le dernier match joué chez eux pour la qualification au mondial », déplore -t-il, précisant aussi que leurs noms n’ont été communiqués qu’à 22 h du match, une pratique qu’il juge inhabituelle pour une finale.
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Revenant sur la décision de la Confédération africaine de football de retirer le titre au Sénégal pour l’attribuer au Maroc, Abdoulaye Sow conteste fermement cette sanction. « Dans un match, seul l’arbitre est souverain. Nos joueurs sont sortis du terrain, c’est vrai, mais l’arbitre a fait reprendre la rencontre et elle est allée à son terme. Si le match s’était arrêté à ce moment-là, on pourrait comprendre. Mais cette décision est inacceptable », explique-t-il.
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Le responsable revient aussi sur certains faits de jeu qu’il juge troublants. « Il y a plusieurs bizarreries. Achraf Hakimi prend la serviette du gardien et la jette, notre deuxième gardien était obliger de protéger les serviettes de Mendy… » Des scènes qui, selon lui, traduisent un climat globalement défavorable au Sénégal.
Au-delà du résultat, Abdoulaye Sow estime que cette affaire porte atteinte à l’image du football africain. « Avec ce qui s’est passé, nous avons honte sur ce point de dire que nous sommes africains », déplore-t-il, évoquant également le poids du Maroc dans les instances continentales.
Il conclut en interrogeant un moment clé de la rencontre. « Si Brahim avait marqué le penalty, pensez-vous que le Maroc serait en procédure ? » Une question qui, selon lui, résume les zones d’ombre autour de cette finale.
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