Dans un communiqué, Ottawa condamne à la fois l’agression israélienne à Gaza, qui a causé « des dizaines de milliers de morts civils », et les actions du Hamas, accusé de terroriser les Israéliens et d’opprimer la population gazaouie. Le gouvernement canadien insiste : le Hamas doit libérer les otages, se désarmer complètement, et être écarté de toute gouvernance future en Palestine.
Le Canada affirme vouloir travailler « en partenariat » pour bâtir un avenir pacifique fondé sur la solution à deux États, principe soutenu par les gouvernements canadiens depuis 1947.
Mark Carney a précisé que cette reconnaissance « n’est pas la panacée », mais qu’elle fournit des outils diplomatiques pour avancer vers une coexistence pacifique. Elle s’aligne sur les principes de la Charte des Nations Unies : autodétermination, respect du droit international et droits fondamentaux.
Le Premier ministre a rappelé les principaux freins à la création d’un État palestinien viable : le terrorisme du Hamas, notamment l’attaque du 7 octobre 2023, l’extension des colonies israéliennes en Cisjordanie et à Jérusalem-Est, la violence des colons contre les Palestiniens, ainsi que les restrictions humanitaires imposées à Gaza.
Une dynamique internationale en faveur de la Palestine
Pour l’ancien diplomate canadien François Larochelle, cette décision marque « une évolution que peu de gens auraient pu prévoir il y a quelques mois ». Selon lui, le fait que le Canada agisse de concert avec des pays comme la France, la Belgique, le Royaume-Uni ou l’Australie démontre une volonté commune de réaffirmer le droit international et de promouvoir la solution à deux États.
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