Selon l’agence onusienne, l’assistance du PAM sera drastiquement réduite dès le mois de février, ne bénéficiant plus qu’à 72 000 personnes, contre 1,3 million aidées l’an dernier durant la saison de soudure, période critique précédant les récoltes. Présent au Nigeria depuis 2015, le PAM soutient chaque année près de deux millions de personnes dans les zones les plus vulnérables.
« Malgré les contributions généreuses de nos partenaires, nos ressources sont aujourd’hui épuisées », a déclaré David Stevenson, directeur national du PAM au Nigeria. « Cette situation aura des conséquences humanitaires, sécuritaires et économiques catastrophiques pour les populations les plus fragiles », a-t-il averti.
La crise est aggravée par l’insécurité persistante dans le nord du pays, où les violences ont déplacé environ 3,5 millions de personnes, détruit les stocks alimentaires et fortement aggravé la malnutrition. Les attaques répétées de groupes armés empêchent de nombreux agriculteurs d’accéder à leurs terres, compromettant la production agricole. La semaine dernière encore, plus de 150 fidèles ont été enlevés lors d’attaques contre des églises dans le nord-ouest du Nigeria.
À ces facteurs s’ajoute la réduction massive de l’aide internationale, notamment la baisse des financements américains après des coupes dans les programmes de l’USAID, affectant plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest. Selon le PAM, 35 millions de Nigérians pourraient être confrontés à une situation de famine ou d’insécurité alimentaire sévère en 2026, un niveau sans précédent sur le continent africain.
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