Selon la diplomatie américaine et plusieurs organisations de défense des droits humains, des milliers de personnes ont été interpellées depuis le début des manifestations déclenchées fin décembre, initialement liées à la situation économique. Les autorités iraniennes sont accusées de préparer des condamnations à mort contre certains détenus, suscitant une vive inquiétude internationale.
Condamnations internationales et alerte des ONG
L’ONG Amnesty International a appelé l’Iran à suspendre immédiatement toute exécution, dénonçant des procédures judiciaires expéditives et contraires au droit international. Human Rights Watch évoque, de son côté, des répressions meurtrières à grande échelle, tandis que l’ONG Iran Human Rights fait état de centaines de morts, un bilan susceptible d’être sous-estimé.
Des images et témoignages diffusés sur les réseaux sociaux, malgré une coupure quasi totale d’Internet en Iran, renforcent les accusations de violences massives menées par les forces de sécurité.
Téhéran dénonce une menace d’ingérence
La mission iranienne auprès de l’ONU rejette les accusations américaines et dénonce ce qu’elle qualifie de tentative de déstabilisation, accusant Washington de chercher un prétexte à une intervention militaire. Les autorités iraniennes affirment que les troubles sont orchestrés depuis l’étranger et justifient la coupure d’Internet par des impératifs sécuritaires.
Le chef de la diplomatie iranienne a assuré que le pays était « prêt à toute éventualité », tout en appelant les États-Unis à faire preuve de retenue.
Un mouvement inédit depuis des décennies
Ces manifestations figurent parmi les plus importantes qu’ait connues l’Iran depuis 1979. Si le pouvoir affirme comprendre certaines revendications économiques, il accuse des « émeutiers » d’être à l’origine des violences. Des figures de l’opposition iranienne en exil ont, elles, appelé les forces de sécurité à se ranger du côté des manifestants.
Malgré une pression internationale croissante et l’annonce de nouvelles sanctions américaines, les analystes estiment qu’il est prématuré de prédire un effondrement du régime, qui conserve d’importants leviers sécuritaires et militaires.
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