Le naufrage est survenu aux environs de 4 heures du matin. Selon des sources sécuritaires, douze décès ont été confirmés, tous des hommes. Trente et une personnes ont pu être secourues, et une autre a été évacuée en urgence vers l’hôpital de Joal. Les recherches se poursuivent pour retrouver d’éventuels survivants.
D’après les premières informations, l’embarcation aurait quitté le village de Diamaguène, dans les îles du Saloum, avec à son bord près de 200 candidats à l’émigration. Un chiffre encore provisoire, qui fait redouter un bilan humain plus lourd à mesure que les opérations de secours se poursuivent.
La Marine nationale sénégalaise, appuyée par les services de secours, a déployé d’importants moyens de recherche malgré des conditions de mer difficiles. Une enquête a été ouverte afin de déterminer les circonstances exactes du départ et d’identifier les réseaux de passeurs, régulièrement accusés de tirer profit de la détresse des migrants.
La route maritime reliant l’Afrique de l’Ouest aux îles Canaries est considérée comme l’une des plus dangereuses de la région, en raison de la distance à parcourir et de la violence des courants atlantiques. Selon l’ONG Caminando Fronteras, près de 10 000 personnes ont perdu la vie sur cette route en 2024. Pour les cinq premiers mois de 2025, l’organisation recense déjà 1 482 morts.
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