La publication du décret a suscité de nombreuses réactions au Sénégal. Dans la presse et sur les réseaux sociaux, plusieurs observateurs estiment qu’Ousmane Sonko, chef du gouvernement, sort renforcé de cette réorganisation. Au sein des militants du Pastef, certains évoquent même une victoire dans le bras de fer qui l’oppose depuis un mois au président, notamment autour du choix de la personnalité appelée à diriger la coalition « Diomaye Président ».
Le décret prévoit un renforcement structuré de l’équipe du Premier ministre : création d’un poste de directeur de cabinet adjoint, d’un secrétaire d’État chargé des relations avec les institutions et porte-parole du gouvernement, ainsi que la possibilité de mobiliser de nouveaux conseillers techniques. Une cellule dédiée à la préparation du Conseil des ministres est également instituée.
Pour plusieurs universitaires, cette réforme relève avant tout d’une réorganisation administrative et non d’un transfert de pouvoir. « C’est un pas pour décrisper la situation », analyse un politologue, tout en soulignant que le président n’a « pas lâché un iota de ses prérogatives constitutionnelles », malgré un geste jugé conciliant envers Ousmane Sonko.
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