Présenté comme une « innovation majeure » par le ministre de la Justice, Édasso Rodrigue Bayala, ce retour à la peine capitale s’inscrit, selon lui, dans une réforme destinée à répondre aux « aspirations profondes du peuple ». Le garde des Sceaux estime que l’absence de peine de mort avait été exploitée par les groupes armés, facilitant le recrutement parmi les jeunes et réduisant l’effet dissuasif des sanctions.
Des peines renforcées et de nouvelles dispositions
Le texte prévoit également : la prison à vie pour les crimes économiques, notamment les détournements supérieurs ou égaux à 5 milliards de francs CFA ; la priorité aux travaux d’intérêt général pour certaines condamnations ; un dispositif réprimant la « promotion des pratiques homosexuelles et assimilées » ; un renforcement des amendes liées à diverses infractions, dont les accidents de la circulation.
Ce nouveau code pénal marque un virage sécuritaire assumé par la junte du capitaine Ibrahim Traoré, dans un contexte de lutte intense contre les groupes armés qui frappent le Burkina Faso depuis près d’une décennie.
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