Cette Charte remplace la Charte de la Transition de 2022 et instaure un cadre institutionnel renforcé pour encadrer la « Révolution progressiste populaire ». Elle réorganise l’Assemblée législative de Transition, désormais nommée « Assemblée législative du Peuple », et supprime la représentation des partis politiques, redistribuant les sièges selon la nouvelle organisation territoriale du pays.
Parmi les dispositions clés, le texte prévoit que le président Ibrahim Traoré pourra se porter candidat aux prochaines élections présidentielle, législatives et municipales, qui marqueront la fin de cette période révolutionnaire. Cette mesure illustre la continuité de la Révolution tout en préparant le retour progressif à un cadre électoral formel.
Le président Traoré avait annoncé en avril 2025 le lancement de la « Révolution progressiste populaire », qu’il présente comme un modèle adapté pour surmonter les défis sécuritaires et accélérer les transformations structurelles du pays. Avec l’adoption de cette Charte, le Parlement consolide cette vision et fixe une feuille de route claire pour les mois à venir.
Cette étape marque un tournant institutionnel et politique pour le Burkina Faso, faisant passer le pays d’un gouvernement de transition à un gouvernement pleinement institué, tout en ouvrant la voie à la présidentielle qui mettra fin à cette phase révolutionnaire.
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