Parmi les bénéficiaires figure l’Union des forces républicaines (UFR) de Sidya Touré, qui retrouve ainsi son statut légal. Mais deux grandes figures de la scène politique guinéenne restent à l’écart : l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG) de Cellou Dalein Diallo et le Rassemblement du peuple de Guinée (RPG) de l’ancien président Alpha Condé demeurent suspendus.
Une opération d’« assainissement » du paysage politique
Lancée en juin 2024, cette vaste mission d’évaluation des partis politiques visait, selon le gouvernement, à « assainir » l’espace politique national. À l’époque, la Guinée comptait 211 partis, souvent accusés d’être inactifs ou non conformes à la charte régissant la vie politique.
À l’issue de cette évaluation, rendue publique en mars dernier, une cinquantaine de partis ont été dissous et autant suspendus, le temps de se mettre en conformité avec la loi et leurs propres statuts internes.
L’UFDG, principale force d’opposition, avait alors été placée « sous observation ». Mais faute d’avoir tenu son congrès dans les délais impartis, elle a été suspendue fin août.
L’UFR reprend du service, mais Sidya Touré reste écarté
En revanche, l’UFR de Sidya Touré a régularisé sa situation après avoir organisé son congrès en mai dernier. Le parti a donc reçu son certificat de conformité des mains du ministre Ibrahima Kalil Condé.
Cette validation lui permettra de participer à l’élection présidentielle du 28 décembre prochain.
Mais une contrainte majeure se pose : Sidya Touré lui-même ne pourra pas se présenter. La nouvelle Constitution fixe une limite d’âge à 80 ans pour les candidats et exige leur présence sur le territoire national. Or, l’ancien Premier ministre vit actuellement en exil en Côte d’Ivoire.
L’UFDG et le RPG sur la touche
De leur côté, le RPG et l’UFDG restent suspendus. Une situation qui compromet sérieusement leur participation au scrutin présidentiel.
Leurs leaders respectifs, Alpha Condé et Cellou Dalein Diallo, sont tous deux à l’étranger. L’ancien chef d’État, âgé de plus de 80 ans, est de toute façon inéligible selon la nouvelle Constitution.
Pour beaucoup d’observateurs, ces suspensions traduisent la volonté des autorités de reconfigurer le champ politique avant la prochaine élection, dans un contexte où la transition menée par le général Mamadi Doumbouya est scrutée de près, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays.
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