Universitaires, syndicalistes, journalistes et personnalités publiques ont pris part à ces échanges, placés sous le signe du « dialogue national ».
Lors de son allocution, le chef de l’État a lancé un défi audacieux à la population :
« Je le jure devant Dieu, si dans un an, il y a encore des coupures d’eau et d’électricité à Antananarivo, je démissionnerai. Un an, je vous le demande. Je réussirai ! »
Pour appuyer ses promesses, Andry Rajoelina a annoncé la commande de générateurs d’une puissance totale de 60 mégawatts, censés être livrés dans un délai de deux mois afin d’atténuer les pénuries chroniques d’énergie dans la capitale.
Une opposition unie dans le refus du dialogue
Malgré ces engagements, la « Génération Z » mouvement à l’origine de la contestation actuelle a catégoriquement refusé de participer à la réunion. Les jeunes manifestants dénoncent une manœuvre politique et réclament la démission du gouvernement. Ils ont appelé à une grève générale dès ce jeudi, signe que la fracture entre le pouvoir et la rue reste profonde.
Plusieurs médias nationaux ont également boycotté l’événement, critiquant un exercice de communication davantage qu’un véritable dialogue démocratique.
La colère ne faiblit pas à Antananarivo
Dans la capitale, les protestations se poursuivent. Les internes en médecine ont rejoint la mobilisation, exigeant de meilleures conditions de travail et un financement accru du système de santé. La tension demeure palpable autour des institutions et dans les quartiers populaires d’Antananarivo, où les coupures d’eau et d’électricité alimentent quotidiennement le mécontentement.
Un pays sous pression
Ce bras de fer illustre la crise de confiance grandissante entre les citoyens et le pouvoir. Malgré les appels à l’unité du président Rajoelina, la situation socio-politique à Madagascar reste volatile. La réussite ou l’échec des promesses présidentielles dans les douze prochains mois pourrait bien déterminer la suite de son mandat.
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