Il est poursuivi pour détournement présumé de fonds publics destinés à la construction d’une prison à Kisangani, chef-lieu de la province de la Tshopo, dans l’est de la République démocratique du Congo.
Mercredi 9 juillet, lors de sa première comparution, M. Mutamba s’est présenté au tribunal avec près d’une heure de retard, invoquant des embouteillages dans la capitale. Malgré un premier refus, ses avocats ont finalement obtenu un report d’audience, invoquant un temps insuffisant pour examiner le dossier et préparer la défense.
À l’issue de cette brève audience, la défense a dénoncé un procès à caractère politique, affirmant que les poursuites visent à écarter une figure de l’opposition en pleine recomposition du paysage politique congolais. Constant Mutamba, qui comparaissait libre, n’a pas souhaité faire de déclaration à la presse.
En cas de condamnation, l’ancien Garde des sceaux risque jusqu’à 20 ans de prison, sans possibilité de faire appel, selon la procédure applicable devant la Cour de cassation.
Ce dossier intervient dans un contexte où la lutte contre la corruption est affichée comme une priorité par les autorités congolaises, mais où plusieurs opposants affirment faire l’objet de procédures judiciaires instrumentalisées.
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