Dans un communiqué publié mercredi 26 août, la FIGC a annoncé le retrait de son soutien à Infantino, candidat à un nouveau mandat à la tête de la FIFA. La fédération italienne affirme avoir pris cette décision « en pleine cohésion avec l’UEFA et avec son président Aleksander Čeferin », notamment en raison des initiatives récentes concernant la gouvernance et le développement des compétitions internationales.
Le président de la FIGC, Giovanni Malagò, a confirmé que l’Italie entendait désormais renforcer sa coopération avec l’UEFA et les autres fédérations européennes.
« Nous continuerons à travailler aux côtés de l’UEFA et des autres fédérations européennes pour promouvoir une idée du football fondée sur le mérite, la solidarité, la durabilité et la centralité des supporters », a déclaré Malagò.
Cette prise de position intervient dans un contexte de tensions croissantes entre Gianni Infantino et plusieurs responsables du football européen. L’UEFA et ses 55 fédérations membres s’étaient notamment opposées au projet de la FIFA visant à permettre à des investisseurs privés de prendre des participations dans les revenus de certaines grandes compétitions, dont la Coupe du monde. Le projet a depuis été retiré, mais la controverse a accentué les critiques sur la gouvernance de l’instance mondiale.
La contestation dépasse désormais le seul cadre européen. L’UEFA, la Confédération asiatique de football (AFC) et la Concacaf ont également fait part de leurs inquiétudes concernant la gouvernance de la FIFA et discutent de possibles mesures contre Infantino, qui souhaite briguer un quatrième mandat en 2027.
Plusieurs fédérations nationales ont déjà pris leurs distances avec le dirigeant italo-suisse. Les fédérations de plusieurs pays nordiques ont notamment déclaré avoir perdu confiance dans sa direction, tandis que la Fédération danoise avait également annoncé qu’elle ne soutiendrait pas sa candidature pour 2027.
Malgré cette contestation, Gianni Infantino conserve des soutiens importants, notamment en Afrique et en Amérique du Sud. L’élection présidentielle de la FIFA, prévue en mars 2027, pourrait ainsi devenir un rendez-vous majeur pour l’avenir de la gouvernance du football mondial.
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