Candidate de la droite, elle succède à une longue période d’instabilité politique et devient la première femme issue de la famille Fujimori à accéder à la magistrature suprême. Fille aînée de l’ancien président Alberto Fujimori, décédé en 2024, elle s’était imposée face à son adversaire de gauche lors du scrutin organisé en juin.
Au cours de la cérémonie d’investiture, la nouvelle présidente a placé la lutte contre les inégalités sociales au cœur de son mandat. Elle s’est engagée à relancer la croissance économique afin de favoriser une prospérité plus inclusive et d’améliorer les conditions de vie des millions de Péruviens confrontés à la précarité.
Un mandat sous le signe de la stabilité
La nouvelle cheffe de l’État hérite d’un pays fragilisé par une crise politique persistante. Au cours de la dernière décennie, le Pérou a vu se succéder huit présidents, sur fond de scandales de corruption et de crises institutionnelles.
Dans ce contexte, l’une des principales missions de Keiko Fujimori sera de restaurer la stabilité politique et de renforcer la confiance des citoyens envers les institutions.
Toutefois, cette tâche s’annonce complexe. Son parti ne dispose pas de la majorité au Parlement, ce qui l’obligera à nouer des alliances avec d’autres formations politiques pour faire adopter ses réformes.
Un équilibre diplomatique à trouver
Au-delà des défis internes, la politique étrangère de la nouvelle présidente sera également scrutée.
Le Pérou entretient des relations étroites avec les États-Unis, dont l’administration de Donald Trump a renforcé sa présence en Amérique latine. Dans le même temps, la Chine demeure le principal partenaire commercial du pays.
Keiko Fujimori devra ainsi trouver un équilibre entre ces deux puissances afin de préserver les intérêts économiques et stratégiques du Pérou, tout en consolidant sa position sur la scène internationale.
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