Malgré l’optimisme affiché à l’issue de la réunion du comité mixte d’experts béninois et nigériens tenue en juin à Cotonou, les autorités nigériennes estiment que plusieurs points doivent encore être réglés avant toute décision définitive.
Des exigences sécuritaires au cœur des négociations
À l’occasion de l’anniversaire de son arrivée au pouvoir, le président nigérien Abdourahamane Tiani fait savoir que des « préalables » restaient à satisfaire avant d’envisager la réouverture de la frontière.
Selon plusieurs sources, Niamey souhaite notamment une révision des accords de défense et de sécurité conclus par le Bénin. Le régime nigérien demande en particulier le redéploiement des forces étrangères qu’il soupçonne d’être présentes dans le nord béninois, à proximité de la frontière. Une présence que Cotonou a toujours démentie.
Une demande d’amnistie formulée par Niamey
Le Niger réclame également un effacement des condamnations prononcées contre plusieurs de ses ressortissants, notamment une responsable de la société West African Oil Pipeline Company (Wapco Niger), condamnée en 2024 par la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) pour usurpation de titre et usage de faux badges.
Même si les personnes concernées ont regagné le Niger depuis cette affaire, Niamey considère que leur condamnation demeure un obstacle au réchauffement des relations bilatérales.
Une frontière toujours fermée
Le calendrier initial prévoyait pourtant une réouverture progressive de la frontière dès la mi-juillet pour les voyageurs et les marchandises en vrac, avant une reprise du trafic des conteneurs.
Les observations transmises par le Niger nécessitent désormais une réponse officielle des autorités béninoises. En l’absence de communication de part et d’autre, le processus de normalisation reste suspendu, laissant les populations et les opérateurs économiques dans l’attente d’une issue à cette longue crise diplomatique.
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