Il s’agit de la deuxième visite de Bassirou Diomaye Faye au Mali depuis son accession à la magistrature suprême. En mai 2024, quelques semaines après son investiture, il s’était déjà rendu à Bamako afin de plaider en faveur d’un rapprochement entre la Cédéao et les pays de l’AES, après l’annonce du retrait du Mali, du Burkina Faso et du Niger de l’organisation sous-régionale.
Selon une source de la présidence sénégalaise, le chef de l’État se rend cette fois au Mali avec une double responsabilité : celle de président du Sénégal et celle de président en exercice de la Cédéao, une fonction qui lui a été confiée par ses homologues le 19 juillet dernier. Cette visite constitue ainsi son premier déplacement officiel dans le cadre de ce mandat régional.
Au centre des discussions figurera l’avenir des relations entre la Cédéao et la Confédération des États du Sahel. Les négociations engagées depuis plusieurs mois sous la médiation de l’ancien Premier ministre guinéen Lansana Kouyaté n’ont, à ce stade, pas permis de parvenir à un accord entre les deux blocs.
Les échanges devraient également porter sur la coopération économique entre le Sénégal et le Mali. Le corridor Bamako-Dakar demeure l’une des principales voies d’approvisionnement du Mali, selon les données de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO). Toutefois, cet axe stratégique a été fragilisé ces derniers mois par la multiplication des attaques jihadistes visant les convois de marchandises, obligeant temporairement les transporteurs sénégalais à suspendre leurs rotations en mai dernier.
Cette visite est perçue comme un premier test diplomatique pour Bassirou Diomaye Faye à la tête de la Cédéao, alors que l’organisation régionale cherche à renouer le dialogue avec les pays de l’AES dans un contexte de profondes recompositions politiques et sécuritaires en Afrique de l’Ouest.
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