Présentées par le ministère des Transports et des Affaires maritimes, ces réformes visent aussi bien les chauffeurs que les compagnies de transport.
Une réforme du secteur des transports
Les autorités annoncent le lancement d’un programme national de formation théorique et pratique destiné aux conducteurs de transport en commun. Des sessions seront organisées dans les différentes régions afin d’améliorer les compétences des chauffeurs.
Les gestionnaires des entreprises de transport seront également concernés. Une plateforme électronique permettra désormais de suivre les compagnies, d’enregistrer les véhicules et de contrôler la validité des assurances ainsi que des visites techniques. Un registre numérique des passagers devra aussi être établi avant chaque départ.
Des contrôles renforcés
Le gouvernement prévoit de renforcer les contrôles sur les véhicules de transport. Une visite technique valide sera exigée avant toute souscription ou tout renouvellement d’assurance, en collaboration avec les compagnies d’assurance.
Les Comités locaux de sécurité routière verront également leurs missions élargies afin d’identifier les zones les plus accidentogènes et de proposer des solutions adaptées. Les autorités souhaitent aussi rendre obligatoire l’obtention du permis de catégorie B avant l’accès aux autres catégories de permis de conduire.
Une enquête toujours en cours
Le directeur de l’Office de Sécurité Routière (OSER), Étienne Kouakou, a assuré que toute la lumière serait faite sur les circonstances de l’accident.
Les premiers éléments de l’enquête révèlent qu’un autocar transportait 91 passagers alors que sa capacité était limitée à 69 places, soit une surcharge de 22 personnes. Une crevaison aurait ensuite provoqué la perte de contrôle du véhicule avant sa sortie de route.
Pour les autorités ivoiriennes, cette catastrophe doit servir d’électrochoc afin de renforcer durablement la prévention et de réduire le nombre d’accidents sur les routes du pays.
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