Réélu dès le premier tour de l’élection présidentielle d’avril avec plus de 97 % des suffrages, le chef de l’État djiboutien prolonge ainsi son règne jusqu’en 2031.
La cérémonie d’investiture, organisée dans la capitale Djibouti, a réuni plusieurs dirigeants et représentants étrangers venus assister à cet événement politique majeur dans la Corne de l’Afrique. Parmi les personnalités présentes figuraient notamment le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed, le président somalien Hassan Sheikh Mohamud, le président sud-soudanais Salva Kiir ou encore le Premier ministre égyptien Mostafa Madbouly.
Une longévité politique exceptionnelle
Âgé de 78 ans, Ismaïl Omar Guelleh dirige Djibouti depuis 1999, année où il avait succédé à son oncle, Hassan Gouled Aptidon, premier président du pays après l’indépendance. Depuis plus de deux décennies, il domine largement la scène politique djiboutienne, dans un contexte où l’opposition dénonce régulièrement un verrouillage du jeu démocratique.
Sa nouvelle réélection confirme son emprise sur le pouvoir dans ce petit État stratégique de la Corne de l’Afrique, situé au carrefour des routes maritimes mondiales reliant la mer Rouge à l’océan Indien.
Djibouti, un allié stratégique dans la région
Au-delà de la politique intérieure, Djibouti reste un acteur géostratégique majeur grâce à sa position sur le détroit de Bab el-Mandeb, l’un des axes maritimes les plus sensibles du monde. Le pays accueille plusieurs bases militaires étrangères, notamment américaines, françaises et chinoises.
L’investiture d’Ismaïl Omar Guelleh intervient également dans un contexte régional marqué par des tensions sécuritaires persistantes dans la Corne de l’Afrique et au Moyen-Orient.
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