Dans une interview accordée à l’issue de son déplacement dans le Wadi Fira, dans l’est du Tchad, le chef de l’État est revenu sur les conséquences de la chute de Mouammar Kadhafi en Libye, qu’il considère comme un événement ayant profondément affecté la stabilité du continent africain.
Une critique des ingérences et des manipulations
Le président tchadien estime que l’intervention en Libye a entraîné des conséquences durables, encore perceptibles aujourd’hui dans plusieurs régions africaines. Il souligne que ces événements ont contribué à fragiliser certains États et à accentuer l’instabilité sécuritaire.
Dans ce contexte, il met en garde contre les influences extérieures, appelant à la vigilance face à ce qu’il qualifie de « manœuvres de manipulation ».
Un rappel de l’héritage historique africain
Mahamat Idriss Déby Itno a également insisté sur la nécessité de reconnaître la richesse historique et culturelle de l’Afrique. Il a rappelé que le continent a connu de grandes civilisations, notamment des empires, des royaumes, des sultanats et des chefferies.
Selon lui, cette histoire constitue un socle important pour renforcer la conscience collective et la souveraineté des peuples africains.
Un message de souveraineté et de mémoire
Cette prise de position s’inscrit dans un discours plus large sur la nécessité pour l’Afrique de s’appuyer sur son histoire afin de mieux défendre ses intérêts dans le contexte international actuel.
Le président tchadien appelle ainsi à une réflexion collective sur le passé, afin de mieux construire l’avenir du continent.
Afrique
Europ et Moyen-Orient
Amériques
Asie










