Dans un communiqué publié le 29 avril 2026, la ministre de la Fonction publique et du Travail, Aïssatou Abdoulaye Tondi, a indiqué que la célébration de la fête du Travail se fera cette année de manière symbolique. « En lieu et place des défilés habituels nécessitant des rassemblements, avec tous les risques que cela implique, la célébration se fera de manière symbolique », a-t-elle précisé.
Cette décision intervient dans un climat national décrit comme fragile, sans que les autorités ne mentionnent explicitement les violences jihadistes. Habituellement, plusieurs centrales syndicales organisent des défilés dans la capitale Niamey ainsi que dans d’autres grandes villes du pays.
Le gouvernement a par ailleurs invité les organisations syndicales à orienter leurs activités autour du thème « le travailleur nigérien, acteur de la refondation », une formule régulièrement employée par les autorités de transition.
Malgré l’annulation des défilés, certaines initiatives restent autorisées. Selon des sources concordantes, des regroupements alternatifs, notamment des prières collectives dans les mosquées pour la paix, pourraient être organisés.
La décision intervient dans un contexte régional tendu. La veille, le chef de la junte nigérienne, le général Abdourahamane Tiani, a dénoncé des « incidents terroristes » survenus au Mali et présenté ses condoléances après la mort du ministre malien de la Défense, le général Sadio Camara.
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