Né en 1934 à Bagangté, dans la région de l’Ouest, Marcel Niat Njifenji était ingénieur de formation. Il a consacré une grande partie de sa carrière au secteur de l’énergie, notamment à la tête de la Société Nationale d’Électricité (Sonel), qu’il a dirigée pendant plus de deux décennies, de 1974 à 2001, avant sa privatisation.
Fort de cette expérience, il accède ensuite à des fonctions gouvernementales stratégiques, notamment au ministère du Plan et de l’Aménagement du territoire, puis au poste de vice-Premier ministre chargé de l’Eau et de l’Énergie.
De l’ancrage local à la présidence du Sénat
Au début des années 2000, il s’illustre également sur la scène locale en devenant maire de sa ville natale, Bagangté.
Après quelques années de retrait, il effectue un retour remarqué en 2013, à la faveur de la création du Sénat camerounais. Il est alors nommé à la tête de cette nouvelle institution, qu’il dirigera sans interruption pendant plus d’une décennie, jusqu’en mars 2026.
Une figure clé du dispositif institutionnel
Durant son mandat, Marcel Niat Njifenji occupait une place stratégique dans l’appareil d’État. Il était la deuxième personnalité dans l’ordre protocolaire, avec la responsabilité d’assurer l’intérim présidentiel en cas de vacance du pouvoir.
Ces dernières années, son état de santé s’était considérablement dégradé, marqué par de fréquents séjours médicaux à l’étranger. Il avait été remplacé à la tête du Sénat quelques semaines avant son décès.
La disparition de cette figure emblématique marque la fin d’un long parcours au sommet de l’État et ouvre une nouvelle page dans l’histoire politique du Cameroun.
Afrique
Europ et Moyen-Orient
Amériques
Asie










