Dans un communiqué rendu public jeudi, l’AES qualifie la résolution adoptée le 12 mars 2026 de « ingérence grave, concertée et délibérée ». Le texte européen, qui aborde notamment la détention de Mohamed Bazoum après le coup d’État de 2023, est perçu comme une remise en cause directe de la souveraineté du Niger.
L’organisation critique également une approche qu’elle juge déséquilibrée. Elle évoque une « sélectivité inopportune et malveillante », accusant le Parlement européen de passer sous silence d’autres réalités, notamment la crise sécuritaire persistante dans la région du Sahel.
Au-delà de la critique politique, l’AES met en cause les motivations de cette prise de position. Selon elle, cette initiative s’inscrirait dans une logique liée à des « intérêts économiques et géostratégiques inavoués », en référence à un « passé colonial révolu ». Une lecture qui, pour la Confédération, ne correspond ni aux dynamiques actuelles ni aux aspirations des populations sahéliennes.
Dans la même ligne, l’organisation insiste sur son indépendance et sa liberté d’action. Elle affirme ne recevoir « ni injonctions, ni leçons de gouvernance », appelant les acteurs européens à se concentrer sur leurs propres défis internes.
En somme, l’AES estime que cette position du Parlement européen, jugée « en déphasage » avec les évolutions en cours dans l’espace sahélien, « ne saurait en aucun cas influencer sa marche ». Une manière pour la Confédération de réaffirmer sa détermination à poursuivre sa trajectoire sans pression extérieure.
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