La cour d’appel du Mali a confirmé lundi la condamnation de l’ancien Premier ministre Moussa Mara, poursuivi pour des propos publiés sur les réseaux sociaux en soutien à des prisonniers politiques.
Moussa Mara, qui a dirigé le gouvernement pendant huit mois entre 2014 et 2015, était accusé d’avoir « porté atteinte à la crédibilité de l’État » et « contesté l’autorité légitime ». En juillet dernier, il avait affirmé avoir rencontré des détenus politiques et promis que justice leur serait rendue.
Incarcéré depuis le 1er août, l’ex-chef du gouvernement écope d’une peine de deux ans de prison, dont un an avec sursis, ainsi que d’une amende de 500 000 francs CFA (environ 908 dollars).
Son avocat, Mountaga Tall, a dénoncé la décision et annoncé l’intention de saisir la Cour suprême. « Nous n’abandonnerons pas », a-t-il déclaré à l’AFP.
Cette affaire s’inscrit dans un contexte politique tendu. Le Mali est dirigé par une junte militaire arrivée au pouvoir après deux coups d’État en 2020 et 2021. Depuis, les autorités ont renforcé les mesures contre les voix critiques, avec des restrictions visant la presse, la société civile et plusieurs formations politiques dissoutes.
La condamnation de Moussa Mara apparaît ainsi comme un nouveau symbole de la pression exercée sur l’opposition et les figures publiques, suscitant des inquiétudes au sein de la communauté internationale sur l’évolution de l’État de droit dans le pays.
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