Jusqu’ici, la commission de surveillance de la Chambre avait recommandé que les Clinton soient déclarés coupables d’outrage au Congrès pour avoir refusé de comparaître en personne afin de s’expliquer sur leurs relations avec le financier new-yorkais, mort en prison en 2019 alors qu’il faisait face à de multiples accusations de crimes sexuels. Un vote en ce sens aurait pu ouvrir la voie à des poursuites pénales.
Selon le site Reuters, Ce revirement intervient dans un contexte de forte pression politique, après la publication par le ministère américain de la Justice de millions de documents internes liés à l’affaire Epstein. Ces archives mettent en lumière les relations étendues du défunt délinquant sexuel avec de nombreuses figures influentes des milieux politique, financier, universitaire et économique, avant et après sa condamnation en 2008 pour des faits de prostitution.
Interrogé par Reuters sur une éventuelle suspension des votes visant les Clinton, le président républicain de la Chambre des représentants, Mike Johnson, a indiqué que « les discussions sont en cours » et que les juristes examinaient actuellement les modalités de cet accord. Il s’est par ailleurs félicité de la décision des Clinton de coopérer pleinement avec la commission.
Les intéressés avaient jusque-là dénoncé une enquête qu’ils estimaient motivée par des considérations partisanes. Ils accusaient les républicains de chercher à détourner l’attention et à protéger l’ancien président Donald Trump, également cité dans les documents liés à Epstein. « Ils ont déjà répondu sous serment à ce qu’ils savaient, mais cela ne vous a jamais suffi », a déclaré Angel Urena, chef de cabinet adjoint des Clinton, assurant que cette comparution visait aussi à « créer un précédent applicable à tous ».
Après son départ de la Maison-Blanche, Bill Clinton avait reconnu avoir voyagé à plusieurs reprises à bord de l’avion privé de Jeffrey Epstein au début des années 2000. Il a exprimé des regrets concernant cette proximité et a toujours affirmé n’avoir eu aucune connaissance des activités criminelles d’Epstein.
Le président de la commission de surveillance, le républicain James Comer, a toutefois tempéré l’annonce. Il a précisé que les Clinton n’avaient pas encore fixé de date pour leurs dépositions. « Leurs avocats disent accepter les conditions, mais celles-ci restent floues et aucune date n’a été communiquée », a-t-il déclaré, ajoutant qu’il consulterait prochainement les membres de la commission pour décider des prochaines étapes.
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