Âgée de 66 ans, Saadia Mosbah comparaissait aux côtés de plusieurs membres de son organisation. Son fils, Fares Mosbah, avait également écopé de trois ans de prison lors du premier jugement rendu le 19 mars.
Une arrestation précédée de vives tensions
L’affaire remonte à 2024. Selon l’un de ses avocats, Bassem Trifi, la militante avait signalé quelques semaines avant son arrestation une série d’attaques à caractère raciste sur les réseaux sociaux. Elle estimait alors être la cible d’une campagne hostile, peu avant l’ouverture de l’enquête judiciaire qui a conduit à son interpellation.
Son arrestation avait suscité de nombreuses réactions au sein de la société civile tunisienne ainsi qu’à l’international, en raison de son engagement de longue date dans la lutte contre les discriminations raciales.
Une peine maintenue lors du nouveau procès
À l’issue de cette nouvelle procédure judiciaire, la peine de huit ans de réclusion a été confirmée. Plusieurs observateurs internationaux ont assisté à l’audience, notamment des représentants de l’Union européenne, des Nations unies ainsi que des diplomates français, allemands et belges.
Avant le procès, Amnesty International avait dénoncé des accusations jugées « infondées » et exprimé ses inquiétudes quant au traitement réservé à la militante.
Cette décision judiciaire constitue un nouveau revers pour Saadia Mosbah, figure reconnue de la lutte contre le racisme en Tunisie, dont la condamnation reste vivement contestée par ses soutiens et plusieurs organisations de défense des droits humains.
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