Sur les réseaux sociaux, les organisateurs exhortent les Tanzaniens à descendre dans la rue munis de pancartes et de photos de leurs proches tués lors des violences post-électorales. Les appels insistent sur le caractère strictement pacifique des rassemblements, sans dégradations, afin d’éviter toute intervention des forces de sécurité.
Les initiateurs du mouvement expliquent la faible mobilisation du 9 décembre par un déploiement massif de l’armée, qui aurait dissuadé de nombreux citoyens de participer aux manifestations.
Une mobilisation sous haute tension
L’appel lancé pour le jour de Noël intervient dans un climat de crainte généralisée. De nombreuses familles sont en déplacement pour les fêtes, tandis que la peur des représailles reste forte. Dans ce contexte, la militante et organisatrice Maria Sarungi Tsehai affirme avoir reçu des informations faisant état de projets de déterrement et d’incinération de corps enterrés dans des fosses communes, des accusations auxquelles les autorités n’ont pas réagi à ce stade.
Le bilan des violences post-électorales demeure flou. Selon le principal parti d’opposition, Chadema, la répression survenue fin octobre aurait fait plus de 1 600 morts, un chiffre qui n’a pas été confirmé officiellement.
Pour les organisateurs, la mobilisation du 25 décembre se veut avant tout un acte de mémoire et un appel à la vérité et à la justice. Ils annoncent d’ores et déjà une nouvelle journée de mobilisation le 1er janvier, parallèlement à des actions locales, dont des boycotts.
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