À la tête du pays de 2001 à 2019, Kabila est accusé d’avoir soutenu la rébellion du M23, impliquée dans de graves exactions dans l’est du pays, dont des meurtres, viols et déplacements forcés de civils. Le parquet réclame également 20 ans de prison pour apologie de crimes de guerre et 15 ans pour conspiration, sans toutefois détailler ces chefs d’accusation.
Après deux ans d’exil, l’ancien chef d’État est réapparu en avril à Goma, récemment tombée aux mains du M23. Sa présence dans cette zone contrôlée par les rebelles a alimenté les soupçons sur ses liens avec eux.
Ses partisans dénoncent un procès à caractère politique, engagé peu après la levée de son immunité parlementaire. Certains analystes y voient davantage un règlement de comptes qu’une véritable démarche judiciaire.
Le président actuel, Félix Tshisekedi, a lui-même accusé son prédécesseur de vouloir fomenter une insurrection armée dans l’est du pays. Aucune date n’a encore été fixée pour le verdict.
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